Alice Groupe Artistique

Alice est un groupe artistique qui expérimente le croisement des écritures artistiques : le mot, l'image, le corps, la musique et interroge la place du spectateur dans le processus de création.

Thecle Nieux, plasticienne et scénographe, développe depuis 2009 des actions de transmission autour de la scénographie et des techniques associées (arts plastiques, images, lumières, volumes...) en lien notamment avec des compagnies de théâtre amateur et plusieurs acteurs culturels de Vendée essentiellement.

Invention de décors et de créations plastiques pour et avec les habitants d'un territoire, tout au long de l’année (décors pour festivals locaux, fresques…) pour redonner ensemble du sens à l’endroit où l’on vit !

 

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Le jour où nous avons cessé d'avoir peur

 

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Le jour où nous avons cessé d’avoir peur est une résidence/création du groupe artistique Alice en collaboration avec l’écrivain Ricardo Montserrat, une écriture artistique in situ sur nos peurs et nos courages, d’hier et d’aujourd’hui.

Pendant plus d’un an, nous avons rencontré une centaine d’hommes et de femmes dans un quartier de Nantes (Le Breil-Barberie). Nous avons écrit, dessiné, filmé, lu, joué avec eux.

De cette résidence, sont nées plusieurs créations :

  • un court métrage, Carton Rouge (co-écrits avec des collégiens),
  • un recueil dramatique (Temps de larmes et de pluies co-écrit avec l'association Par Mots et par Voix et les femmes du restaurants du coeur),
  • des affiches sérigraphiées (Accueil de jour des restaurants du coeur),
  • des séquences cinématographiques (avec les femmes du foyer logement Malville),
  • une chanson (chantée par Belen, du foyer des jeunes travailleurs)
  • et un spectacle final, Le Jour où nous avons cessé d’avoir peur, créé in situ pour la piscine plein air du quartier alors désaffectée mettant en jeu 18 interprètes, professionnelles et habitants.

 

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« Prendre la peur comme chantier de création, en parler, l’exhiber, la mettre en scène dans l’espace public, parce que oui, finalement dans notre intimité, dans notre quotidien, dans nos rêves nocturnes et fantasmes collectifs, dans nos représentations sociales et politiques, la peur prend beaucoup de place. Elle est criarde, veuglante mais on la polisse, on la sertit, on la consomme.

Venir jouer avec ses peurs, c’est exutoire, cathartique, cela permet de les mettre à distance, de mettre des mots, d’en parler, d’exorciser comme on brûlait les sorcières sur le parvis des places publiques. Mais que venaient-elles nous dire ces sorcières?

Et nos peurs, aujourd’hui, que viennent-elles raconter de nous ? Plonger dans le monde des peurs, dans un terreau fait de mythologies, de cauchemars individuels, de fantasmes collectifs... le chemin est initiatique.» Virginie Frappart

 

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"Nous, nous travaillons sur le courage, sur la résistance, sur l’héroïsme, oh, pas forcément le grand, celui célébré par les livres d’histoire, mais sur les petits moments, les petits actes, les gestes et attitudes, où les gens ont pu, ont su, ont osé, ont bravé, ont résisté à la honte, au respect humain, au regard, pour penser, agir, dire, changer, refuser quelque chose.

Oh, trois fois rien parfois, parfois de tous petits courages, celui de traverser un lieu obscur, de dire non, de toutes petites insolences, désobéissances. Parfois aussi de surprenantes révoltes face à l’humiliation, à la souffrance, au harcèlement, à l’indifférence." Ricardo Montserrat

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Mode d’emploi

Le jour où nous avons cessé d'avoir peur est un processus de résidence vécu comme un parcours dans la ville. Dans cette création, nous ne partons pas d’un texte préexistant aux autres écritures (images & musique...). Le texte est élaboré dans la même temporalité, dans un aller retour nourrit des rencontres et des ateliers avec les gens et les autres écritures en jeu (images & musique).

Le Jour où nous avons cessé d’avoir peur est une traversée qui se réécrit à chaque étape en fonction du lieu et des habitants rencontrés. Alice transforme (pour deux soirs minimum) un lieu de la ville en labyrinthe des peurs et des courages, habité par 20 personnages à l'accueil, à l’intérieur et à l'extérieur du labyrinthe qui devient le théâtre de scènes collectives ou intimes. Par groupe, le spectateur pénètre à l'intérieur du labyrinthe.

Certaines scènes « piliers » du spectacle sont reconduites lors des différents spectacles, d’autres sont écrites avec les gens rencontrés. Selon les comédiens amateurs rencontrés, nous pouvons également choisir des scènes spécifiques à écrire ou déjà écrites.

Attention, la réalité dépasse toujours la fiction, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité de certains... Il s'agit bien d'histoires d'adultes, même si beaucoup d'histoires renouent avec nos contes d'enfance. Le spectacle à sa création était interdit aux moins de 12 ans.

Chaque Jour où nous avons cessé d'avoir peur implique plusieurs voyages, de repérages, de rencontres avec les habitants et les comédiens volontaires locaux, de réécritures et de répétitions in situ. Au total, près de trois semaines de travail préparatoire répartis en quatre périodes (de trois à cinq jours).

 

Equipe de création

Distribution : Alexis Augereau, Alfonso Mendez, Antoine Parra, Annick Soret, Brigitte Drouard, Cécile Cassard, Céline Bruno, Christelle Frioux, Geneviève Rosset, Hélène Lafosse, Hélène Marqué, Julia Gomez, Katalin Suteau, Sophie Péault, Sophie Pointeau, Sergueï Zinevich, Stephen Dronval, Yannick Pasgrimaud

Une écriture de Ricardo Montserrat et des habitants/passants/travaillant dans le quartier 

Mise en scène et direction artistique : Virginie Frappart

Décors : Thecle Nieux assistée de Adréas Stoffels, Patricia Radmilovitch, Ghislaine Bléteau et Anaïs Tromeur

Photographies et images : Denis Rochard

Lumières : Vincent Quéré

Musique : Meivelyan Jacquot

Diffusion sonore : Alain Brasseur et Sébastien Condolo

Catering : Ignacio Esteguy

Chargées d'administration et de diffusion : Nadia Percevault et Lili Picot  

 

Groupes d’écriture : Foyer logement de Malville Le restaurant social d’accueil de femmes des Restaurants du Coeur 3ème 2 du collège du Breil Association «Par mots et par voix» Le Foyer des jeunes Travailleurs Chanteclerc et des habitants/travaillant du quartier.... 

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Partenaires financiers : Ville de Nantes dans le cadre du dispositif « Art en Partage », la DRAC- Direction des affaires culturelles des Pays de la Loire et l’Acsé-agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, l’Etat par le soutien du député François de Rugy, le Centre National des Arts de la Rue la Paperie.

Avec le soutien de la piscine des Dervallières, de l’équipe de quartier du Breil Barberie, des services culturels des villes de Nantes et de Couëron, du 38 rue du Breil, de la maison de quartier du Breil, de la Bibliothèque municipale et bibliothèque de quartier, du restaurant Club de Malville, de Nantes Habitant et de la TAN.

 

Crédits photos : Denis Rochard

Affiches et sérigraphies :Thecle Nieux et Andréas Stoffels

 

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