Alice Groupe Artistique

Alice est un groupe artistique qui expérimente le croisement des écritures artistiques : le mot, l'image, le corps, la musique et interroge la place du spectateur dans le processus de création.

Un polar dans la ville

 

Série B est une épopée artistique associant l’écriture d’une série de polars ("Disparue" à Nantes, "Crue" à Chalonnes, "Fragments" à Barbezieux) et la création d’un spectacle de rue qui se développe sur plusieurs jours dans le dehors/dedans d’une rue, amenant progressivement une transformation des lieux, à la croisée de la littérature, du cinéma et des arts de la rue.

 

SERIEB-VISUEL2-DESAT2

 

« La fiction est là, sous nos yeux : les murs ont des oreilles, les fenêtres nous regardent de travers, les portes s’ouvrent sur des histoires d’amour en arrière-cours, avenirs en friches, souvenirs en terrains vagues, voyages à chaque étage, clés perdues, noms oubliés, boutiques énigmatiques, troquets et bistrots où l’on meurt et l’on renaît, rues peuplées de fantômes, jardins bruissant de bavardages, histoires dans les tiroirs, linge sale dans les armoires, secrets susurrés. » Ricardo Montserrat

Co-écrit avec les habitants, ce spectacle est interprété par des comédiens et des complices, dans le dedans / dehors des rues. L'intrigue est là, elle se propage dans la ville au fil des jours, les personnages clés se dévoilent, les indices apparaissent, et c'est toute la ville qui est transformée...

triopetite-site

Jamais la Petite n’aurait dû revenir au Village. C’est comme entrer dans le cimetière d’une méchante Série B made in USA. Il y a des cadavres dans les placards, des illusions perdues, des rêves enterrés, des cauchemars emmurés. D’étranges fantômes errent la nuit, et, derrière chaque fenêtre, se jouent des scènes à frémir. Comment s’étonner  alors que la Petite disparaisse aussi subitement qu’elle est apparue ? Aurez-vous le courage de participer avec nous à sa recherche ? Vous risquez de ne pas en revenir.

 

Plongez dans le polar - première série de représentations

Le 12 mai 2015 à Salles de Barbezieux (16), première représentation publique à partir de 19h
Du 22 au 26 septembre 2015 à Chalonnes-sur-Loire (49)    Temps forts : 25 & 26 septembre - 19h30 & 20h30

Du 6 au 10 octobre 2015 à Vivoin (72)    Temps forts : le 9 octobre à 20h30 et le 10 octobre à 19h30
Du 20 au 24 octobre 2015 à Nantes (44)    Temps forts : 23 & 24 octobre - 19h30 & 21h00

Avec, toute la semaine des moments, - surprises ou sur rendez-vous - à la rencontre des personnages du polar !

Equipe de création
Sylvie Aubry, création maquillage
Lucie Bizais, agent de liaison
Etienne Bréchet, infographies
Gaële Cerisier, jeu
Sébastien Condolo, création sonore
Raphaël Dalaine, jeu
Stephen Dronval, jeu et projection
Meivelyan Jacquot et Hugues Pluviôse, création musicale
Virginie Frappart, mise en scène
Ricardo Montserrat, écrivain public
Thecle Nieux, décoration
Yannick Pasgrimaud, jeu
Sophie Péault, jeu
Denis Rochard, images et scénographie
Vincent Roudaut, direction technique et lumières

 

SERIEB-Alice

Série B s'écrit avec la complicité des habitants de Nantes, Chalonnes-sur-Loire, Barbezieux et Vivoin en coproduction avec le Centre national de la Paperie, Village en scène, la ville de Chalonnes-sur-Loire, la ville de Nantes dans le cadre de sa politique de proximité culturelle, le Lycée professionnel agricole Félix Gaillard, le centre culturel de Sarthe et le prieuré de Vivoin avec le soutien du Ministère de la Culture (résidence Arts de la Rue), de la DRAC Pays de la Loire, la Région Pays de la Loire, le Conseil Général de Loire Atlantique, la Région Poitou Charentes .

Série B a été sélectionné pour le dispositif d'aide à l'écriture dans l'espace public développé conjointement par le Ministère de la culture et la SACD Ecrire pour la Rue et pour l'édition 2014 des Rencontres à l'Ouest.

 

Des retours après les premières représentations

"Après cette semaine polardesque, Je voulais vous dire, ou redire que, pour pleins de raisons, le spectacle que vous avez créé est un pur bijou.
 
Parce que vous vous êtes aventurés sur des sentiers peu explorés de création artistique, en sortant des codes standards du spectacle, en prenant le temps nécessaire, en innovant sur la forme, vous avez réussi à installer une véritable atmosphère un peu partout dans la ville pendant ces quelques jours, et avec ce grand final, vous avez réussi à mettre la ville à l’envers… C’était vraiment jubilatoire.
 
Parce que vous avez cette envie de création en complicité avec les habitants et aussi parce que vous avez assurez en direction d’acteurs, on n’a pas vu 4 comédiens pro et 25 comédiens amateurs mais une seule équipe de 30 comédiens qui portaient avec la même énergie ce spectacle, ce qui a aussi donné de la cohérence au parcours et à l’atmosphère du polar. Ayant  eu la chance de faire deux parcours différents, j’ai pu voir tout le monde jouer et je dois dire que j’ai été assez impressionné et touché par la qualité, la justesse de jeu de tous.  Evidemment, l’écriture n’y est pas pour rien, c’est plus facile de bien jouer un bon texte. En tout cas, j’ai constaté tout au long du spectacle que vous aviez eu de bonnes intuitions sur la distribution, du coup, tous les comédiens donnaient l’impression de vivre leur rôle à fond, c’en était parfois confondant.
 
Parce que votre scénario est bien monté, avec  des personnages qui sont tous plus ou moins givrés, on bascule dans un univers en ea
u trouble, dans une intrigue étrange et dans une atmosphère fantastique… De mon côté, j’ai trouvé ça remarquablement bien écrit, assez mystérieux, parfois grave, parfois décalé, voire complétement dingue (je ne pensais pas que j’allais autant rigoler en vivant ce polar!). En tout cas, j’ai adoré me perdre dans cette histoire.
 
Et aussi parce que vous avez un vrai talent cinématographique et scénographique, les images intégrées tout au long des parcours apportent quelque chose de très fort ( Ça nous change des spectacles à la mode de la vidéo systématique avec des images médiocres qui n’ont aucun intérêt…), ça a réellement participé à la transformation des lieux, je pense au Foyer-soleil ou au café des enfants qu’on ne verra plus tout à fait pareil maintenant !
Bref, ça faisait longtemps que je n’avais pas vécu un si bon moment de spectacle. Alors, un immense Bravo à toute l’équipe des trente ! "
Luc Chohin, Directeur de Villages en scène et programmateur d'Horizon(s)

"Touchée en plein coeur... Quand l'excellence artistique s'offre en écrin à l'aventure humaine, Série B, création vraiment partagée... Merci les Chalonnais et merci Alice. Je garde de bien belles images, de grandes émotions, et de riches complicités, je garderais, grâce à vous, le point levé et les tripes en avant !"
Katia Dalaine, chargée de l'action culturelle

" La Petite s'en est allée de Vivoin mais il reste encore quelques traces de son passage.
Elle a rejoint Nantes. La rivière Sarthe, elle, a toujours disparu

Toute l'équipe du prieuré et du Centre culturel de la Sarthe tient à remercier toute l'équipe du Groupe artistique Alice, pour ses beaux moments passés ensemble, votre créativité, vos prouesses techniques, votre sensibilité, vos mots, écrits...

Un Grand Grand merci aux comédiens amateurs, aux habitants complices, aux Vivoinais et tous les spectateurs qui ont suivi cette belle aventure ! Sans vous rien n'aurait pu se faire !"
Sandrine Gouffier, Prieuré de Vivoin

 

 

 

 

 

 

 

 


Le jour où nous avons cessé d'avoir peur

 

PEURS_FINAL_GENE_140

Le jour où nous avons cessé d’avoir peur est une résidence/création du groupe artistique Alice en collaboration avec l’écrivain Ricardo Montserrat, une écriture artistique in situ sur nos peurs et nos courages, d’hier et d’aujourd’hui.

Pendant plus d’un an, nous avons rencontré une centaine d’hommes et de femmes dans un quartier de Nantes (Le Breil-Barberie). Nous avons écrit, dessiné, filmé, lu, joué avec eux.

De cette résidence, sont nées plusieurs créations :

  • un court métrage, Carton Rouge (co-écrits avec des collégiens),
  • un recueil dramatique (Temps de larmes et de pluies co-écrit avec l'association Par Mots et par Voix et les femmes du restaurants du coeur),
  • des affiches sérigraphiées (Accueil de jour des restaurants du coeur),
  • des séquences cinématographiques (avec les femmes du foyer logement Malville),
  • une chanson (chantée par Belen, du foyer des jeunes travailleurs)
  • et un spectacle final, Le Jour où nous avons cessé d’avoir peur, créé in situ pour la piscine plein air du quartier alors désaffectée mettant en jeu 18 interprètes, professionnelles et habitants.

 

PEURS-FINAL-GENE 62

« Prendre la peur comme chantier de création, en parler, l’exhiber, la mettre en scène dans l’espace public, parce que oui, finalement dans notre intimité, dans notre quotidien, dans nos rêves nocturnes et fantasmes collectifs, dans nos représentations sociales et politiques, la peur prend beaucoup de place. Elle est criarde, veuglante mais on la polisse, on la sertit, on la consomme.

Venir jouer avec ses peurs, c’est exutoire, cathartique, cela permet de les mettre à distance, de mettre des mots, d’en parler, d’exorciser comme on brûlait les sorcières sur le parvis des places publiques. Mais que venaient-elles nous dire ces sorcières?

Et nos peurs, aujourd’hui, que viennent-elles raconter de nous ? Plonger dans le monde des peurs, dans un terreau fait de mythologies, de cauchemars individuels, de fantasmes collectifs... le chemin est initiatique.» Virginie Frappart

 

visuel1-sans-titre

"Nous, nous travaillons sur le courage, sur la résistance, sur l’héroïsme, oh, pas forcément le grand, celui célébré par les livres d’histoire, mais sur les petits moments, les petits actes, les gestes et attitudes, où les gens ont pu, ont su, ont osé, ont bravé, ont résisté à la honte, au respect humain, au regard, pour penser, agir, dire, changer, refuser quelque chose.

Oh, trois fois rien parfois, parfois de tous petits courages, celui de traverser un lieu obscur, de dire non, de toutes petites insolences, désobéissances. Parfois aussi de surprenantes révoltes face à l’humiliation, à la souffrance, au harcèlement, à l’indifférence." Ricardo Montserrat

PEURS-FINAL-GENE 93

Mode d’emploi

Le jour où nous avons cessé d'avoir peur est un processus de résidence vécu comme un parcours dans la ville. Dans cette création, nous ne partons pas d’un texte préexistant aux autres écritures (images & musique...). Le texte est élaboré dans la même temporalité, dans un aller retour nourrit des rencontres et des ateliers avec les gens et les autres écritures en jeu (images & musique).

Le Jour où nous avons cessé d’avoir peur est une traversée qui se réécrit à chaque étape en fonction du lieu et des habitants rencontrés. Alice transforme (pour deux soirs minimum) un lieu de la ville en labyrinthe des peurs et des courages, habité par 20 personnages à l'accueil, à l’intérieur et à l'extérieur du labyrinthe qui devient le théâtre de scènes collectives ou intimes. Par groupe, le spectateur pénètre à l'intérieur du labyrinthe.

Certaines scènes « piliers » du spectacle sont reconduites lors des différents spectacles, d’autres sont écrites avec les gens rencontrés. Selon les comédiens amateurs rencontrés, nous pouvons également choisir des scènes spécifiques à écrire ou déjà écrites.

Attention, la réalité dépasse toujours la fiction, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité de certains... Il s'agit bien d'histoires d'adultes, même si beaucoup d'histoires renouent avec nos contes d'enfance. Le spectacle à sa création était interdit aux moins de 12 ans.

Chaque Jour où nous avons cessé d'avoir peur implique plusieurs voyages, de repérages, de rencontres avec les habitants et les comédiens volontaires locaux, de réécritures et de répétitions in situ. Au total, près de trois semaines de travail préparatoire répartis en quatre périodes (de trois à cinq jours).

 

Equipe de création

Distribution : Alexis Augereau, Alfonso Mendez, Antoine Parra, Annick Soret, Brigitte Drouard, Cécile Cassard, Céline Bruno, Christelle Frioux, Geneviève Rosset, Hélène Lafosse, Hélène Marqué, Julia Gomez, Katalin Suteau, Sophie Péault, Sophie Pointeau, Sergueï Zinevich, Stephen Dronval, Yannick Pasgrimaud

Une écriture de Ricardo Montserrat et des habitants/passants/travaillant dans le quartier 

Mise en scène et direction artistique : Virginie Frappart

Décors : Thecle Nieux assistée de Adréas Stoffels, Patricia Radmilovitch, Ghislaine Bléteau et Anaïs Tromeur

Photographies et images : Denis Rochard

Lumières : Vincent Quéré

Musique : Meivelyan Jacquot

Diffusion sonore : Alain Brasseur et Sébastien Condolo

Catering : Ignacio Esteguy

Chargées d'administration et de diffusion : Nadia Percevault et Lili Picot  

 

Groupes d’écriture : Foyer logement de Malville Le restaurant social d’accueil de femmes des Restaurants du Coeur 3ème 2 du collège du Breil Association «Par mots et par voix» Le Foyer des jeunes Travailleurs Chanteclerc et des habitants/travaillant du quartier.... 

PEURS-FINAL-2NDE 67

Partenaires financiers : Ville de Nantes dans le cadre du dispositif « Art en Partage », la DRAC- Direction des affaires culturelles des Pays de la Loire et l’Acsé-agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, l’Etat par le soutien du député François de Rugy, le Centre National des Arts de la Rue la Paperie.

Avec le soutien de la piscine des Dervallières, de l’équipe de quartier du Breil Barberie, des services culturels des villes de Nantes et de Couëron, du 38 rue du Breil, de la maison de quartier du Breil, de la Bibliothèque municipale et bibliothèque de quartier, du restaurant Club de Malville, de Nantes Habitant et de la TAN.

 

Crédits photos : Denis Rochard

Affiches et sérigraphies :Thecle Nieux et Andréas Stoffels

 

logo-web

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Système Minorette

«Benjamin Minorette a accompli son rêve, celui d’une caravane transformée en cinéma ambulant. Il arpente les routes, libre, débarrassé des contraintes de production cinématographique. Il rêve d’un cinéma vivant, écrit ses histoires au fil de ses voyages et des rencontres.

Au cours de son voyage, de villes en villages, il vient s’installer près de chez vous sur une place, dans la rue, ou dans un parc avec sa caravane. L’équipe Minorette met en route les projections de courts-métrages... Pendant ce temps, Benjamin, lui, va à la rencontre des gens, les vieux, les enfants qui lui racontent des histoires de rêves, d’utopies, de vie et de fêtes inventées...

Parfois à la tombée de la nuit, le cinéma s’échappe de la caravane, Benjamin vous invite alors de l’autre côté du miroir...»

 

  

d_roul_

Minorette est un hommage au cinéma ambulant qui s’inscrit dans les arts de la rue et puise son inspiration dans le conte.

 

 La caravane arrive dans un quartier, sur une place, dans un parc. L’équipe en tournée s’installe et met en route le cinéma quatre places et c’est le début d’une aventure... Le Système Minorette est une installation/résidence/spectacle d’un jour à un an associant cinéma ambulant, ateliers d’action culturelle et spectacle de rue à la croisée du théâtre et du cinéma.

 

Depuis 2007, le Système Minorette comple plus de 150 représentations pour plus de 9000 entrées dans la caravane cinéma, une histoire racontée près de 2000 fois dans l’intimité de la salle d’attente !

 

Avec Benjamin Minorette, nous avons réalisé un spectacle à la croisée du théâtre et du cinéma, deux films de fiction, des performances urbaines, des projets fous et utopiques avec les habitants de Nantes, de la Rochelle, d'Héric, de Saint-Herblain, de Chalon, de Poitiers....

 

Une aventure qui se retrouve sur le blog de Benjamin Minorette