Alice Groupe Artistique

Alice est un groupe artistique qui expérimente le croisement des écritures artistiques : le mot, l'image, le corps, la musique et interroge la place du spectateur dans le processus de création.

Un jour, il faudra bien qu'on se fabrique un nous....


« Nous avons vu des barbelés pousser dans des prairies. Des murs sortir de terre comme des champignons. Sous nos yeux, nous avons vu l’étranger cesser d’être hôte pour devenir inquiétude, problème qu’il faut repousser, ne plus voir. Quand on ne voit plus quelqu’un il n’y a plus personne ? Faire qu’il n’y ait plus personne là où il y quelqu’un, c’est le contraire de l’hospitalité, c’est l’inhospitalité, et l’inhospitalité devient hostilité, devient haine

D'après La fin de l’hospitalité de Guillaume le Blanc, Fabienne Brugère, Flammarion


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Depuis 5 ans, Alice développe un processus de création partagée avec des jeunes exilé·es, des militant·es, habitant·es et artistes nantais·es.

Depuis 5 ans bientôt, Alice a créé le rituel d’un dimanche de création par mois associant training et découverte artistique (danse, boxe, cinéma, théâtre...), création et répétition d’un spectacle et de performances artistiques (écriture individuelle et collective poétique et slamée, dansée, théâtrale et cinématographique...) et temps de convivialité (petit déjeuner et repas partagés).

  • Et maintenant, ici, on fait quoi (ensemble) ? Un spectacle qui aborde le parcours des jeunes et mineurs isolés (voyage, traversée, attente, solitude, traitement administratif...) à la croisée du théâtre, du cinéma, réunissant entre 12 et 20 interprètes selon les configurations.
  • La Vague Une performance dansée de 7 minutes, réunissant entre 15 et 30 interprètes.
  • Un jour il faudra bien qu’on se fabrique un nous... Trois performances dansées réunissant entre 10 et 20 interprètes.
  • Création de films courts pour les spectacles (Nantes Welcome...)
  • Une exposition photo et un livre en cours d’édition Making of photographique réalisé par Yann Richebourg exposé par la Cimade et en cours d’édition par Grafipolis.

« Cette recherche artistique nous a confrontés au déni d’hospitalité politique et - comme un antidote - la vivacité de l’hospitalité éthique des individus et des associations. »  Virginie Frappart, metteure en scène



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Et maintenant, ici, on fait quoi (ensemble) ? est une aventure artistique et humaine. Elle a ouvert de nombreux sillons souvent au coeur des enjeux et des tensions qui ébranlent la société française :

  • l’accueil et l’hospitalité,
  • le racisme et les discriminations,
  • les débats autour des notions d’identité et d’appartenance(s) (multiples),
  • les fantômes du passé esclavagiste et colonial,
  • la France Afrique,
  • la francophonie, les langues maternelles, les langues de l’exil,
  • la (dé)colonisation des arts et de nos récits familiaux, locaux, nationaux...

Bien sûr, tout ne pouvait être abordé dans un seul spectacle. En 2019, nous avons donc décidé d’ouvrir un Acte 2. Comme pour l’Acte 1, Un jour, il faudra bien qu’on se fabrique un nous est une création partagée entre artistes, habitant.e.s d’ici et d’ailleurs, partenaires associatifs et culturels.
Après avoir ancré le travail à POL’n et dans les quartiers Nord de Nantes en complicité avec la ville (Art en partage), le Théâtre Universitaire, le service culturel du CROUS et les associations Eclectic et Hors les Murs, nous avons en 2020 ouvert à de nouvelles collaborations avec l’invitation de Transfert (Rezé) à venir écrire avec eux une semaine sur l’hospitalité à l’été 2020.

 

 

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Axes de recherche :

  • Cette création se fait en aller et retour avec un processus de Recherche Action sur l’Hospitalité sur Nantes, Rezé et Lorient ;
  • Si comme pour l’Acte 1, nous partons sur le croisement des écritures entre les mots (bruts et poétiques) et les images (cinéma et peinture), nous faisons une place particulière à la musique en collaboration avec le compositeur multi-instrumentiste Meivelyan Jacquot et au corps dansant pouvant exprimer tout à tour le là-bas, le ici, la colère, le combat, le lâcher-prise, le voyage, l’errance...
  • Nous sommes parti.e.s sur l’écriture de figures (Marianne, l’Europe, Le Préfet, Le Blanc, le Noir, le Migrant, l’Esclave, le Colon, Mamiwata, le Sapeur...) et la représentation des symboles (les drapeaux français, européen, le mur, la valise...) qui ressortaient lors des temps de rencontres, d’ateliers et de débats cherchant à dépasser le stéréotype et la caricature pour devenir emblématique, symbolique, onirique ;
  • Parrallèlement au travail d’écriture avec les jeunes, nous nous nourrisons de textes poétiques (Géographie Absente de Jeanne Benameur, Capitaine Alexandre, Pascale Ruffel) pour nourrir notre recherche sur la voix et la musique.


La forme du spectacle final a évolué. Initialement prévue à l’été 2020 en format déambulatoire casqué sur la gobalité du site Transfert (Rezé) et dans le quartier des Olivettes (Nantes), nous partons aujourd’hui sur le format d’un ciné-concert casqué en format cabaret, habité par des temps de jeu, de lectures poétiques et de pièces chorégraphiées.

 

Au plateau, 9 interprètes (musicien, danseur.euse.s, comédien.nne.s) d’ici et de là-bas.

Nous avons adapté le travail de création, de résidences et de recherche, aux contraintes sanitaires bien sûr, mais aussi à des questions techniques (exigence dans la restition sonore notamment), et de jauge (faible jauge sur le format déambulatoire).

Equipe de création

Avec par ordre d’apparition : Foli Yao Sao, Vencinho Kolela, Nicolas Chauviré, Amina Wabia Mputu, Alicia Le Ridant, Wassim Allagui, Jamilla El Mokhtari, Eve Choimet
Avec la participation précieuse de : Abdoulaye Camara, Abou Camara, Aboubacar Conté, Alpha Keita, Alex Nollan Minso, Amara Sangare, Djibril Saugaré,  Mamadou Minté, Mamadou Sanogo, Mohamed Camara… et les 70 habitants d’ici et de là-bas… merci à eux
 
Mise en scène : Virginie Frappart Mise en images : Denis Rochard assisté par Michele Doré, Mise en musique : Meivelyan Jacquot Sonorisation : Sébastien Condolo assisté de Clément Souchez Mise en lumière : Aurélien Brottier Costumes : Anne Furic
 
Suivi de projet, médiation, régie : Margaux Le Dantec, Milane Laumonier, Sarah Humbert, Sabrina Mellikèche, Cassandre Brenon

diffusion

les 26 et 27 août 2021 à Transfert and Co (Rezé) / Cabaret Cinéma dans le cadre de la carte blanche Ville et Hospitalité
le 5 novembre 2021 à Cosmopolis (Nantes) / extraits du spectacle dans le cadre du Brunch Littéraire d'Asprobir-Nantes
le 19 novembre 2021 à la Balise (Lorient) / Cabaret Cinéma avec la MPT Kervénanec et le collectif Exilé·es de Lorient

 

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Le Groupe Artistique Alice écrit cette aventure en coproduction avec Transfert, et en co construction avec A la criée, le Collectif à côté, l’association des Tribuns de Nantes, le Cercle du Marronnage, Energie Collective, SOS Méditerranée et le Collectif Pérou, Blacksad et Rachel Fondi avec les soutiens des villes de Nantes, du département de Loire Atlantique, de la DRAC Pays de la Loire, de la DILCRAH, de la Politique de la Ville, de la Fondation de France, et de l’imprimerie Guichard, mais aussi grâce à nos partenaires Cimade, Gasprom, les hébergeurs solidaires, La Prépa Solidaire, Les Bienveilleurs 44, l’Autre Cantine, l’espace Tamo, Tinhi Kmou, la Tribouille, POL’n, l’EclectiC, les associations Hors les murs et JEM, la Maison de l’Afrique, la Maison pour Tous Kervénanec, SOS Méditerranée, la JOC et tou.te.s les autres qui croisent notre chemin.




 

 


Trave(l)ling

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Devant nous, comme un bolide lancé à vive allure allant tout droit dans le mur... Face à nous les enjeux de la transition écologique. TRAVEL(L)ING, c'est aussi infuser en nous une réflexion bienveillante sur nos modes de vie, en évitant les discours culpabilisants...

Au travers de la création, nous insufflons une pensée "bio et équitable". Nous invitons à prendre le temps de mesurer par nous-même les changements indispensables à opérer sur le monde que nous souhaitons léguer à nos enfants, cesser de se regarder de travers, inciter à la rencontre et à la découverte des autres.  

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TRAVEL(L)ING est une création ancrée dans une urgence, une crise sociale, une recomposition politique qui interroge la question de la mobilité en milieu rural. 

Ce projet artistique et culturel de territoire s'écrit à partir de collectages de paroles, pas à pas, avec des universitaires, des associations, des professionnels. Sur chaque territoire, Alice Groupe artistique mène une enquête réalisée par les auteurs auprès des habitants de générations différentes, des élus, des entrepreneurs. Quels sont leurs déplacements quotidiens ? Quels sont leurs modes de déplacements ? Quel est leur rapport à la voiture ?

TRAVELLING-3 br LE SYMBOLE DE LA VOITURE / REINVENTER LE ROAD MOVIE BIO

Si elle fut un mythe à l'époque des Trente Glorieuses, c'est que l'objet automobile rentrait en résonance avec les valeurs qui infusaient la société magnifié par le cinéma et la publicté. Elle a construit le récit de la mobilité. Elle permettait de s'échapper, d'expérimenter la vitesse, l'illusion de la liberté et du pouvoir, et surtout elle était un marqueur social très fort.

L'auto a-t-elle perdu sa désirabilté et sa dimension mythologique? Par la vacuité de ses formes, l'absence quasi systématique de singularité et de parti pris, ne raconte-t-elle plus rien ? N'est-elle plus qu'un objet anxiogène ? Est-elle encore un objet représentatif de notre posture sociale ? La voiture s'est-elle muée en bagnole ?

Ecriture :  Virginie Frappart - Mise en images : Denis Rochard - Travail du jeu avce les habitant.e.s : Raphaël Dalaine - Meivelyan Jacquot : création musicale

TRAVELLING-COVID Interroger la mobilité en temps de confinement

Nous pensions à la fin du pétrole, à une catastrophe naturelle, ou alors à des politiques de transports en commun plus ambitieuses... mais non, cela n'est pas venu de là. C'est venu d'un tout petit virus redoutablement efficace.

Et tout ou presque s'est immobilisé : voitures au garage, arrêt du tram train, des transports communs, du covoiturage, chômage partiel et accélération du télétravail, retour du chant des oiseaux et d'une nature presque insolente de beauté...

Avec Alice, nous étions justement en résidence artistique sur notre rapport à la voiture et à nos mobilités et nous voilà immobilisés. Pour certains, cela a été un moment privilégié pour se poser, pour d'autres cela a provoqué de l'isolement, de la précarité...

Comment reprendre maintenant ? Enfourcher son vélo ou reprendre sa voiture ? Retrouver la circulation et le rythme endiablé ? Circuits courts, pollution, télétravail, mouvements pendulaires, isolement, déplacements doux ou actifs, vélo, covoiturage, transports en commun, camions, bouchons, choix de vie... Autant de questions au cœur de nos vies quotidiennes que nous avons envie de partager avec vous pour faire une création documentaire, poétique et décalée au plus près de ce que nous vivons.


Partenaires : la commune nouvelle de Chemillé en Anjou (49) & la communauté de communes d'Erdre & Gesvres (44) dans le cadre d'un Projet Artistique et Culturel de Territoire (PACT) et en coproduction avec le CNAREP La PAPERIE

CALENDRIER : 

Janvier à juin 2020 / Acte 1 / Grande enquête

Juillet à septembre 2020 / Acte 2 / Ensemble

Juillet à septembre 2020 / Acte 2 / Diffusion

 

CONTACTS : 

Alice groupe artistique, Denis Rochard : administration.alice@orange.fr - 06 82 31 63 87

La Paperie, Angèle Hérault : angele.herault@lapaperie.fr - 07 69 51 33 23

Sur la Cc d'Erdre et Gesvres : Manon Lerat - manon.lerat@cceg.fr - 02 28 02 22 52

 Sur la Cc de Chemillé-en-Anjou : Théâtre Foirail - culture@chemille-en-anjou.fr - 02 41 29 50 90

 

 

Un polar dans la ville

 

Série B est une épopée artistique associant l’écriture d’une série de polars ("Disparue" à Nantes, "Crue" à Chalonnes, "Fragments" à Barbezieux) et la création d’un spectacle de rue qui se développe sur plusieurs jours dans le dehors/dedans d’une rue, amenant progressivement une transformation des lieux, à la croisée de la littérature, du cinéma et des arts de la rue.

 

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« La fiction est là, sous nos yeux : les murs ont des oreilles, les fenêtres nous regardent de travers, les portes s’ouvrent sur des histoires d’amour en arrière-cours, avenirs en friches, souvenirs en terrains vagues, voyages à chaque étage, clés perdues, noms oubliés, boutiques énigmatiques, troquets et bistrots où l’on meurt et l’on renaît, rues peuplées de fantômes, jardins bruissant de bavardages, histoires dans les tiroirs, linge sale dans les armoires, secrets susurrés. » Ricardo Montserrat

Co-écrit avec les habitants, ce spectacle est interprété par des comédiens et des complices, dans le dedans / dehors des rues. L'intrigue est là, elle se propage dans la ville au fil des jours, les personnages clés se dévoilent, les indices apparaissent, et c'est toute la ville qui est transformée...

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Jamais la Petite n’aurait dû revenir au Village. C’est comme entrer dans le cimetière d’une méchante Série B made in USA. Il y a des cadavres dans les placards, des illusions perdues, des rêves enterrés, des cauchemars emmurés. D’étranges fantômes errent la nuit, et, derrière chaque fenêtre, se jouent des scènes à frémir. Comment s’étonner  alors que la Petite disparaisse aussi subitement qu’elle est apparue ? Aurez-vous le courage de participer avec nous à sa recherche ? Vous risquez de ne pas en revenir.

 

Plongez dans le polar - première série de représentations

Le 12 mai 2015 à Salles de Barbezieux (16), première représentation publique à partir de 19h
Du 22 au 26 septembre 2015 à Chalonnes-sur-Loire (49)    Temps forts : 25 & 26 septembre - 19h30 & 20h30

Du 6 au 10 octobre 2015 à Vivoin (72)    Temps forts : le 9 octobre à 20h30 et le 10 octobre à 19h30
Du 20 au 24 octobre 2015 à Nantes (44)    Temps forts : 23 & 24 octobre - 19h30 & 21h00

Avec, toute la semaine des moments, - surprises ou sur rendez-vous - à la rencontre des personnages du polar !

Equipe de création
Sylvie Aubry, création maquillage
Lucie Bizais, agent de liaison
Etienne Bréchet, infographies
Gaële Cerisier, jeu
Sébastien Condolo, création sonore
Raphaël Dalaine, jeu
Stephen Dronval, jeu et projection
Meivelyan Jacquot et Hugues Pluviôse, création musicale
Virginie Frappart, mise en scène
Ricardo Montserrat, écrivain public
Thecle Nieux, décoration
Yannick Pasgrimaud, jeu
Sophie Péault, jeu
Denis Rochard, images et scénographie
Vincent Roudaut, direction technique et lumières

 

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Série B s'écrit avec la complicité des habitants de Nantes, Chalonnes-sur-Loire, Barbezieux et Vivoin en coproduction avec le Centre national de la Paperie, Village en scène, la ville de Chalonnes-sur-Loire, la ville de Nantes dans le cadre de sa politique de proximité culturelle, le Lycée professionnel agricole Félix Gaillard, le centre culturel de Sarthe et le prieuré de Vivoin avec le soutien du Ministère de la Culture (résidence Arts de la Rue), de la DRAC Pays de la Loire, la Région Pays de la Loire, le Conseil Général de Loire Atlantique, la Région Poitou Charentes .

Série B a été sélectionné pour le dispositif d'aide à l'écriture dans l'espace public développé conjointement par le Ministère de la culture et la SACD Ecrire pour la Rue et pour l'édition 2014 des Rencontres à l'Ouest.

 

Des retours après les premières représentations

"Après cette semaine polardesque, Je voulais vous dire, ou redire que, pour pleins de raisons, le spectacle que vous avez créé est un pur bijou.
 
Parce que vous vous êtes aventurés sur des sentiers peu explorés de création artistique, en sortant des codes standards du spectacle, en prenant le temps nécessaire, en innovant sur la forme, vous avez réussi à installer une véritable atmosphère un peu partout dans la ville pendant ces quelques jours, et avec ce grand final, vous avez réussi à mettre la ville à l’envers… C’était vraiment jubilatoire.
 
Parce que vous avez cette envie de création en complicité avec les habitants et aussi parce que vous avez assurez en direction d’acteurs, on n’a pas vu 4 comédiens pro et 25 comédiens amateurs mais une seule équipe de 30 comédiens qui portaient avec la même énergie ce spectacle, ce qui a aussi donné de la cohérence au parcours et à l’atmosphère du polar. Ayant  eu la chance de faire deux parcours différents, j’ai pu voir tout le monde jouer et je dois dire que j’ai été assez impressionné et touché par la qualité, la justesse de jeu de tous.  Evidemment, l’écriture n’y est pas pour rien, c’est plus facile de bien jouer un bon texte. En tout cas, j’ai constaté tout au long du spectacle que vous aviez eu de bonnes intuitions sur la distribution, du coup, tous les comédiens donnaient l’impression de vivre leur rôle à fond, c’en était parfois confondant.
 
Parce que votre scénario est bien monté, avec  des personnages qui sont tous plus ou moins givrés, on bascule dans un univers en ea
u trouble, dans une intrigue étrange et dans une atmosphère fantastique… De mon côté, j’ai trouvé ça remarquablement bien écrit, assez mystérieux, parfois grave, parfois décalé, voire complétement dingue (je ne pensais pas que j’allais autant rigoler en vivant ce polar!). En tout cas, j’ai adoré me perdre dans cette histoire.
 
Et aussi parce que vous avez un vrai talent cinématographique et scénographique, les images intégrées tout au long des parcours apportent quelque chose de très fort ( Ça nous change des spectacles à la mode de la vidéo systématique avec des images médiocres qui n’ont aucun intérêt…), ça a réellement participé à la transformation des lieux, je pense au Foyer-soleil ou au café des enfants qu’on ne verra plus tout à fait pareil maintenant !
Bref, ça faisait longtemps que je n’avais pas vécu un si bon moment de spectacle. Alors, un immense Bravo à toute l’équipe des trente ! "
Luc Chohin, Directeur de Villages en scène et programmateur d'Horizon(s)

"Touchée en plein coeur... Quand l'excellence artistique s'offre en écrin à l'aventure humaine, Série B, création vraiment partagée... Merci les Chalonnais et merci Alice. Je garde de bien belles images, de grandes émotions, et de riches complicités, je garderai, grâce à vous, le point levé et les tripes en avant !"
Katia Dalaine, chargée de l'action culturelle

" La Petite s'en est allée de Vivoin mais il reste encore quelques traces de son passage.
Elle a rejoint Nantes. La rivière Sarthe, elle, a toujours disparu

Toute l'équipe du prieuré et du Centre culturel de la Sarthe tient à remercier toute l'équipe du Groupe artistique Alice, pour ses beaux moments passés ensemble, votre créativité, vos prouesses techniques, votre sensibilité, vos mots, écrits...

Un Grand Grand merci aux comédiens amateurs, aux habitants complices, aux Vivoinais et tous les spectateurs qui ont suivi cette belle aventure ! Sans vous rien n'aurait pu se faire !"
Sandrine Gouffier, Prieuré de Vivoin

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jour où nous avons cessé d'avoir peur

 

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Le jour où nous avons cessé d’avoir peur est une résidence/création du groupe artistique Alice en collaboration avec l’écrivain Ricardo Montserrat, une écriture artistique in situ sur nos peurs et nos courages, d’hier et d’aujourd’hui.

Pendant plus d’un an, nous avons rencontré une centaine d’hommes et de femmes dans un quartier de Nantes (Le Breil-Barberie). Nous avons écrit, dessiné, filmé, lu, joué avec eux.

De cette résidence, sont nées plusieurs créations :

  • un court métrage, Carton Rouge (co-écrits avec des collégiens),
  • un recueil dramatique (Temps de larmes et de pluies co-écrit avec l'association Par Mots et par Voix et les femmes du restaurants du coeur),
  • des affiches sérigraphiées (Accueil de jour des restaurants du coeur),
  • des séquences cinématographiques (avec les femmes du foyer logement Malville),
  • une chanson (chantée par Belen, du foyer des jeunes travailleurs)
  • et un spectacle final, Le Jour où nous avons cessé d’avoir peur, créé in situ pour la piscine plein air du quartier alors désaffectée mettant en jeu 18 interprètes, professionnelles et habitants.

 

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« Prendre la peur comme chantier de création, en parler, l’exhiber, la mettre en scène dans l’espace public, parce que oui, finalement dans notre intimité, dans notre quotidien, dans nos rêves nocturnes et fantasmes collectifs, dans nos représentations sociales et politiques, la peur prend beaucoup de place. Elle est criarde, aveuglante mais on la polisse, on la sertit, on la consomme.

Venir jouer avec ses peurs, c’est exutoire, cathartique, cela permet de les mettre à distance, de mettre des mots, d’en parler, d’exorciser comme on brûlait les sorcières sur le parvis des places publiques. Mais que venaient-elles nous dire ces sorcières?

Et nos peurs, aujourd’hui, que viennent-elles raconter de nous ? Plonger dans le monde des peurs, dans un terreau fait de mythologies, de cauchemars individuels, de fantasmes collectifs... le chemin est initiatique.» Virginie Frappart

 

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"Nous, nous travaillons sur le courage, sur la résistance, sur l’héroïsme, oh, pas forcément le grand, celui célébré par les livres d’histoire, mais sur les petits moments, les petits actes, les gestes et attitudes, où les gens ont pu, ont su, ont osé, ont bravé, ont résisté à la honte, au respect humain, au regard, pour penser, agir, dire, changer, refuser quelque chose.

Oh, trois fois rien parfois, parfois de tous petits courages, celui de traverser un lieu obscur, de dire non, de toutes petites insolences, désobéissances. Parfois aussi de surprenantes révoltes face à l’humiliation, à la souffrance, au harcèlement, à l’indifférence." Ricardo Montserrat

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Mode d’emploi

Le jour où nous avons cessé d'avoir peur est un processus de résidence vécu comme un parcours dans la ville. Dans cette création, nous ne partons pas d’un texte préexistant aux autres écritures (images & musique...). Le texte est élaboré dans la même temporalité, dans un aller retour nourrit des rencontres et des ateliers avec les gens et les autres écritures en jeu (images & musique).

Le Jour où nous avons cessé d’avoir peur est une traversée qui se réécrit à chaque étape en fonction du lieu et des habitants rencontrés. Alice transforme (pour deux soirs minimum) un lieu de la ville en labyrinthe des peurs et des courages, habité par 20 personnages à l'accueil, à l’intérieur et à l'extérieur du labyrinthe qui devient le théâtre de scènes collectives ou intimes. Par groupe, le spectateur pénètre à l'intérieur du labyrinthe.

Certaines scènes « piliers » du spectacle sont reconduites lors des différents spectacles, d’autres sont écrites avec les gens rencontrés. Selon les comédiens amateurs rencontrés, nous pouvons également choisir des scènes spécifiques à écrire ou déjà écrites.

Attention, la réalité dépasse toujours la fiction, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité de certains... Il s'agit bien d'histoires d'adultes, même si beaucoup d'histoires renouent avec nos contes d'enfance. Le spectacle à sa création était interdit aux moins de 12 ans.

Chaque Jour où nous avons cessé d'avoir peur implique plusieurs voyages, de repérages, de rencontres avec les habitants et les comédiens volontaires locaux, de réécritures et de répétitions in situ. Au total, près de trois semaines de travail préparatoire réparti en quatre périodes (de trois à cinq jours).

 

Equipe de création

Distribution : Alexis Augereau, Alfonso Mendez, Antoine Parra, Annick Soret, Brigitte Drouard, Cécile Cassard, Céline Bruno, Christelle Frioux, Geneviève Rosset, Hélène Lafosse, Hélène Marqué, Julia Gomez, Katalin Suteau, Sophie Péault, Sophie Pointeau, Sergueï Zinevich, Stephen Dronval, Yannick Pasgrimaud

Une écriture de Ricardo Montserrat et des habitants/passants/travaillant dans le quartier 

Mise en scène et direction artistique : Virginie Frappart

Décors : Thecle Nieux assistée de Adréas Stoffels, Patricia Radmilovitch, Ghislaine Bléteau et Anaïs Tromeur

Photographies et images : Denis Rochard

Lumières : Vincent Quéré

Musique : Meivelyan Jacquot

Diffusion sonore : Alain Brasseur et Sébastien Condolo

Catering : Ignacio Esteguy

Chargées d'administration et de diffusion : Nadia Percevault et Lili Picot  

 

Groupes d’écriture : Foyer logement de Malville Le restaurant social d’accueil de femmes des Restaurants du Coeur 3ème 2 du collège du Breil Association «Par mots et par voix» Le Foyer des jeunes Travailleurs Chanteclerc et des habitants/travaillant du quartier.... 

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Partenaires financiers : Ville de Nantes dans le cadre du dispositif « Art en Partage », la DRAC- Direction des affaires culturelles des Pays de la Loire et l’Acsé-agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, l’Etat par le soutien du député François de Rugy, le Centre National des Arts de la Rue la Paperie.

Avec le soutien de la piscine des Dervallières, de l’équipe de quartier du Breil Barberie, des services culturels des villes de Nantes et de Couëron, du 38 rue du Breil, de la maison de quartier du Breil, de la Bibliothèque municipale et bibliothèque de quartier, du restaurant Club de Malville, de Nantes Habitant et de la TAN.

 

Crédits photos : Denis Rochard

Affiches et sérigraphies :Thecle Nieux et Andréas Stoffels

 

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Le Système Minorette

«Benjamin Minorette a accompli son rêve, celui d’une caravane transformée en cinéma ambulant. Il arpente les routes, libre, débarrassé des contraintes de production cinématographique. Il rêve d’un cinéma vivant, écrit ses histoires au fil de ses voyages et des rencontres.

Au cours de son voyage, de villes en villages, il vient s’installer près de chez vous sur une place, dans la rue, ou dans un parc avec sa caravane. L’équipe Minorette met en route les projections de courts-métrages... Pendant ce temps, Benjamin, lui, va à la rencontre des gens, les vieux, les enfants qui lui racontent des histoires de rêves, d’utopies, de vie et de fêtes inventées...

Parfois à la tombée de la nuit, le cinéma s’échappe de la caravane, Benjamin vous invite alors de l’autre côté du miroir...»

 

  

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Minorette est un hommage au cinéma ambulant qui s’inscrit dans les arts de la rue et puise son inspiration dans le conte.

 

 La caravane arrive dans un quartier, sur une place, dans un parc. L’équipe en tournée s’installe et met en route le cinéma quatre places et c’est le début d’une aventure... Le Système Minorette est une installation/résidence/spectacle d’un jour à un an associant cinéma ambulant, ateliers d’action culturelle et spectacle de rue à la croisée du théâtre et du cinéma.

 

Depuis 2007, le Système Minorette comple plus de 150 représentations pour plus de 9000 entrées dans la caravane cinéma, une histoire racontée près de 2000 fois dans l’intimité de la salle d’attente !

 

Avec Benjamin Minorette, nous avons réalisé un spectacle à la croisée du théâtre et du cinéma, deux films de fiction, des performances urbaines, des projets fous et utopiques avec les habitants de Nantes, de la Rochelle, d'Héric, de Saint-Herblain, de Chalon, de Poitiers....

 

Une aventure qui se retrouve sur le blog de Benjamin Minorette