Alice Groupe Artistique

Alice est un groupe artistique qui expérimente le croisement des écritures artistiques : le mot, l'image, le corps, la musique et interroge la place du spectateur dans le processus de création.

Le jour où nous avons cessé d'avoir peur

 

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Le jour où nous avons cessé d’avoir peur est une résidence/création du groupe artistique Alice en collaboration avec l’écrivain Ricardo Montserrat, une écriture artistique in situ sur nos peurs et nos courages, d’hier et d’aujourd’hui.

Pendant plus d’un an, nous avons rencontré une centaine d’hommes et de femmes dans un quartier de Nantes (Le Breil-Barberie). Nous avons écrit, dessiné, filmé, lu, joué avec eux.

De cette résidence, sont nées plusieurs créations :

  • un court métrage, Carton Rouge (co-écrits avec des collégiens),
  • un recueil dramatique (Temps de larmes et de pluies co-écrit avec l'association Par Mots et par Voix et les femmes du restaurants du coeur),
  • des affiches sérigraphiées (Accueil de jour des restaurants du coeur),
  • des séquences cinématographiques (avec les femmes du foyer logement Malville),
  • une chanson (chantée par Belen, du foyer des jeunes travailleurs)
  • et un spectacle final, Le Jour où nous avons cessé d’avoir peur, créé in situ pour la piscine plein air du quartier alors désaffectée mettant en jeu 18 interprètes, professionnelles et habitants.

 

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« Prendre la peur comme chantier de création, en parler, l’exhiber, la mettre en scène dans l’espace public, parce que oui, finalement dans notre intimité, dans notre quotidien, dans nos rêves nocturnes et fantasmes collectifs, dans nos représentations sociales et politiques, la peur prend beaucoup de place. Elle est criarde, veuglante mais on la polisse, on la sertit, on la consomme.

Venir jouer avec ses peurs, c’est exutoire, cathartique, cela permet de les mettre à distance, de mettre des mots, d’en parler, d’exorciser comme on brûlait les sorcières sur le parvis des places publiques. Mais que venaient-elles nous dire ces sorcières?

Et nos peurs, aujourd’hui, que viennent-elles raconter de nous ? Plonger dans le monde des peurs, dans un terreau fait de mythologies, de cauchemars individuels, de fantasmes collectifs... le chemin est initiatique.» Virginie Frappart

 

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"Nous, nous travaillons sur le courage, sur la résistance, sur l’héroïsme, oh, pas forcément le grand, celui célébré par les livres d’histoire, mais sur les petits moments, les petits actes, les gestes et attitudes, où les gens ont pu, ont su, ont osé, ont bravé, ont résisté à la honte, au respect humain, au regard, pour penser, agir, dire, changer, refuser quelque chose.

Oh, trois fois rien parfois, parfois de tous petits courages, celui de traverser un lieu obscur, de dire non, de toutes petites insolences, désobéissances. Parfois aussi de surprenantes révoltes face à l’humiliation, à la souffrance, au harcèlement, à l’indifférence." Ricardo Montserrat

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Mode d’emploi

Le jour où nous avons cessé d'avoir peur est un processus de résidence vécu comme un parcours dans la ville. Dans cette création, nous ne partons pas d’un texte préexistant aux autres écritures (images & musique...). Le texte est élaboré dans la même temporalité, dans un aller retour nourrit des rencontres et des ateliers avec les gens et les autres écritures en jeu (images & musique).

Le Jour où nous avons cessé d’avoir peur est une traversée qui se réécrit à chaque étape en fonction du lieu et des habitants rencontrés. Alice transforme (pour deux soirs minimum) un lieu de la ville en labyrinthe des peurs et des courages, habité par 20 personnages à l'accueil, à l’intérieur et à l'extérieur du labyrinthe qui devient le théâtre de scènes collectives ou intimes. Par groupe, le spectateur pénètre à l'intérieur du labyrinthe.

Certaines scènes « piliers » du spectacle sont reconduites lors des différents spectacles, d’autres sont écrites avec les gens rencontrés. Selon les comédiens amateurs rencontrés, nous pouvons également choisir des scènes spécifiques à écrire ou déjà écrites.

Attention, la réalité dépasse toujours la fiction, certaines scènes peuvent heurter la sensibilité de certains... Il s'agit bien d'histoires d'adultes, même si beaucoup d'histoires renouent avec nos contes d'enfance. Le spectacle à sa création était interdit aux moins de 12 ans.

Chaque Jour où nous avons cessé d'avoir peur implique plusieurs voyages, de repérages, de rencontres avec les habitants et les comédiens volontaires locaux, de réécritures et de répétitions in situ. Au total, près de trois semaines de travail préparatoire répartis en quatre périodes (de trois à cinq jours).

 

Equipe de création

Distribution : Alexis Augereau, Alfonso Mendez, Antoine Parra, Annick Soret, Brigitte Drouard, Cécile Cassard, Céline Bruno, Christelle Frioux, Geneviève Rosset, Hélène Lafosse, Hélène Marqué, Julia Gomez, Katalin Suteau, Sophie Péault, Sophie Pointeau, Sergueï Zinevich, Stephen Dronval, Yannick Pasgrimaud

Une écriture de Ricardo Montserrat et des habitants/passants/travaillant dans le quartier 

Mise en scène et direction artistique : Virginie Frappart

Décors : Thecle Nieux assistée de Adréas Stoffels, Patricia Radmilovitch, Ghislaine Bléteau et Anaïs Tromeur

Photographies et images : Denis Rochard

Lumières : Vincent Quéré

Musique : Meivelyan Jacquot

Diffusion sonore : Alain Brasseur et Sébastien Condolo

Catering : Ignacio Esteguy

Chargées d'administration et de diffusion : Nadia Percevault et Lili Picot  

 

Groupes d’écriture : Foyer logement de Malville Le restaurant social d’accueil de femmes des Restaurants du Coeur 3ème 2 du collège du Breil Association «Par mots et par voix» Le Foyer des jeunes Travailleurs Chanteclerc et des habitants/travaillant du quartier.... 

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Partenaires financiers : Ville de Nantes dans le cadre du dispositif « Art en Partage », la DRAC- Direction des affaires culturelles des Pays de la Loire et l’Acsé-agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, l’Etat par le soutien du député François de Rugy, le Centre National des Arts de la Rue la Paperie.

Avec le soutien de la piscine des Dervallières, de l’équipe de quartier du Breil Barberie, des services culturels des villes de Nantes et de Couëron, du 38 rue du Breil, de la maison de quartier du Breil, de la Bibliothèque municipale et bibliothèque de quartier, du restaurant Club de Malville, de Nantes Habitant et de la TAN.

 

Crédits photos : Denis Rochard

Affiches et sérigraphies :Thecle Nieux et Andréas Stoffels

 

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Hutchinson

Alien musical apparenté à la grande famille des musiques électroniques, Hutchinson croise fragments de rock’n’roll, funk salace et postes de télévision ! La rencontre avec Denis Rochard d'Alice a donné l’envie de créer un spectacle dans le cadre du festival Scopitone 2004 où musique et vidéo avancent en quinconce. Un spectacle surprenant voire déroutant.

 


Stéphane Babiaud : Percussions, voix, sampler, claviers, Etienne Brechet : Co-scénariste, compositing 2D/3D, post-production, éclairagiste, Ronan Cloarec : Co-scénariste, guitariste, programmation musicale, machines, composition, arrangements, Olivier Deniaud : Coscénariste, bassiste, programmation musicale, machine, composition, arrangements,Tony Leroux : régisseur son, Denis Rochard : Co-scénariste, réalisateur, cadreur, monteur, show control, Eric “Hutch” Tanguy : Co-scénariste, batteur, vibraphone, arrangements, Patrice Guillerme : régisseur général

extrait 

 


 

 

Le spectacle Hutchinson créé pour le festival Scopitone 2004 est une coproduction films Alice et l’Olympic (Nantes)

 

Clairement et ce, dès l’origine, la recherche entre le groupe Hutchinson et Alice s’inscrit, non pas dans le champ technologique, mais dans celui du spectacle (en assumant sa position « média spectacle», expérimentant le croisement des disciplines artistiques : musiques, films, installation vidéo, lumière, mise en scène…).

 

Un film a été tourné avant la résidence à l’Olympic, mettant en scène trois personnages principaux manipulés par la télévision. Coincés par leurs fantasmes, ils aspirent à rompre leur solitude. Leurs parcours se croisent : d’où l’ambiguïté entre situation imaginaire et réalité. Pour être très concret, il s’agit à travers « un film vivant » multidiffusé de rentrer dans l’expérience individuelle de ces personnages ayant chacun une relation propre aux mythes télévisuels et d’en montrer les conséquences. En évitant les écueils du tout numérique, Hutchinson crée donc un univers, son univers et c’est finalement à un travail de mise en scène qu’ils sont confrontés. La finalité est donc un spectacle, non un concert + un film.

Nuit d'Orage sur Gaza de Joël Jouanneau

 

« Inutile d’essayer d’écarter l’angoisse en raisonnant. Cela se retire seulement à l’aube. » Thomas Bernhard

 

 

gazaDessin Charly Maisonabe

 

Dieu a disparu. Ne reste plus qu’un oeil, mais c’est un projecteur, comme au théâtre. Et quand les plombs sautent, subsiste l’oreille, seule. L’Histoire a eu lieu, sanglante. Reste dans la tête de Léo, l’homme, des éclats de souvenirs tranchants qui n’ont pas cessé de blesser. On ne vit pas sur la lame d’un rasoir, on s’en taillade la gorge. Mais auparavant, on raconte à Marie, la femme. A Gaza, dans un restaurant abandonné. Et voilà que, blessé au Monde, l’homme meurtrit la femme, les mots de la douleur contaminent sa peau. Sur le visage de Marie s’inscrit l’image du Monde que l’homme a dans la tête. Avec Nuit d’orage sur Gaza, Joël Jouanneau tente de retrouver les ossements de la tragédie antique dans le monde contemporain.

 

Par le biais de cette création, Alice confronte l’engagement physique des acteurs et la révélation du texte à d’autres langages artistiques (vidéo, dessin, lumière, son, musique). Et pour que l’image projetée soit un élément scénographique à part entière, ces artistes privilégient l’importance du montage entre théâtre et cinéma, travaillent sur les espaces et les supports de projection et le traitement de l’image (photo, vidéo, dessin et peinture...). Si la création lumière  (théâtre et film) est la gardienne de l’esthétique globale de la pièce, la création musicale et sonore, quant à elle, permet de soutenir le rythme de ce montage.

 

 

Mise en scène et jeu Nicolas Bonneau et Virginie Frappart

 

Assistés par Anne Contensou & Anthony Lambert

 

Création vidéo : Denis Rochard, Création lumière : Xavier Baron assisté d’Hélène Aubineau, Création sonore et musicale : Laurent Courtaud et Hugues Pluviôse, Scénographie et dessin : Charles Edouard Maisonabe, Post production : Etienne Bréchet.

 

Coproduction Alice et Théâtre de Cahors avec le soutien de l’ADAMI, du Dicéram, de la ville de Nantes et du conseil général de Loire-Atlantique

 

 

   film court réalisé par Denis Rochard

 

 

 

 

 

Cabaret cinéma

Avec Georges Méliès, la magie est entrée dans le cinéma et ne l’a plus jamais quitté. Tandis que les frères Lumière filmaient le monde réel, Méliès inventait à l’écran le divertissement, l’absurde, le fantastique, le trucage. Du cabaret au cinéma ou du cinéma au cabaret, il n’y a qu’un pas. Notre Cabaret Cinéma rend hommage à la cinémagie, aux trucages, aux bandes originales de films.

 

Alice fait son cinéma a été créé en juillet 2008 lors d'une carte blanche de Bruno Bonté alors à Saint-Hilaire de Riez, en première partie d'une projection plein air. L'équipe d'Alice a repris la performance pour  faire son Cabaret Cinéma en 2009.

 

En solo ou lors d'évènement spéciaux (ouverture de saison, restitution de résidence, événement Cabaret'S en partenariat avec les sweatlodge), il a été joué en salle, en plein air et sous chapiteau.



montage_cabaretphotos de Stephen Dronval sous le chapiteau des Sweatlodge, 2010

 

 

Direction artistique :
Denis Rochard et Virginie Frappart

 

Avec :
Raphaël Dalaine, Virginie Frappart, Virginie Hauser et Aline Chevalier (en alternance), Meivelyan Jacquot, Thecle Nieux, Sébastien Condolo, Denis Rochard, Marie Giraudet.

 

Invités :
Benjamin Alhinc, Lili Picot, Marie Faure, Katryne Gentil, Alain Brasseur, Morgane Guicquéro, Daniel Garcia

 

 

 

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photos de Mikaël Philis à Pontempeyrat (Regards et mouvements, 42)

 

Création juillet 2008 à Saint Hilaire de Riez, la Déferlante (85)
Pol'n, Nantes (44) janvier 2009
Regards et Mouvements, Pontempeyrat (42), juin 2009
Niort (79), le Nuits du donjon, juillet 2009
La Rochelle, Mireuil (17), septembre 2009
Cabaret's avec les sweatLodge, octobre-novembre 2009
Saffré, ouverture de saison des spectacles de la Pierre bleue, septembre 2010 

 

 

Territoire des utopies

LTerritoire des utopies, c’est le grand projet de la Reine Mathilde, un musée humain, où seraient enfermés tous les impudents qui font régner l’injustice. Pour le construire, elle fait appel à Lucie, fée bricoleuse et Esteban, chauffeur de taxi. Tout pourrait aller assez bien. Mais Monsieur Wladimir, tel un fantôme, vient révéler à chacun sa part de rêve oublié et sonner une révolte qui pourrait ressembler à de l’amour... 

montage_TUphotos de Damien Bossis, juin 2007


Dans notre fable, lterritoire des utopies est le film inachevé de Benjamin Minorette, c’est un film vivant, un déambulatoire à la croisée du théâtre et du cinéma qui convie les spectateurs à un voyage onirique, entre réel et imaginaire. La mise en scène guide les spectateurs dans l’histoire, interpellant les sens, basculant de l’intime au choeur, pour le plaisir simple de se faire raconter une histoire, mais aussi de regarder les corps, les sentir, les frôler.

 

Création originale
Nicolas Bonneau (auteur)
Denis Rochard (mise en scène et réalisation des images)
Hugues Pluviose (compositeur)
 
Distribution
Philippe Bodet, Raphaël Dalaine, Virginie Frappart et Geneviève Rosset
 
Une production du groupe artistique Alice en coproduction avec en coproduction avec L’Abattoir/Chalon dans la rue, la Paperie, POL’n, l’ECM Mendès-France de Poitiers avec le soutien de la Région Poitou-Charentes / le temps des arts de la rue, de l’agence culturelle de St-Herblain, la ville de Nantes, le Conseil Général de Loire Atlantique, le Conseil Régional des Pays de la Loire, et le concours du ministère de la culture et de la communication / DMDTS et DICREAM, de l’ADAMI et de la SPEDIDAM.